Merci pour le coup de main

24 mars 2009 | par Olivier Chollet

Dans l’avion qui le menait à Yaoundé, où il a entamé mardi le premier voyage africain de son pontificat, Benoît XVI a affirmé qu’on ne peut pas combattre le SIDA « avec la distribution de préservatifs ». « Au contraire, cela aggrave le problème », a-t-il ajouté, déclenchant une vive polémique alors que cette maladie ravage le continent noir.

J’ai trouvé un petit dessin en rapport qui m’a bien fait rire la bouche :

Pape préservatif
(Le panneau dit : « Les préservatifs ne protègent pas du SIDA » et la mort dit : « Merci pour votre aide. »)

2 commentaires pour “Merci pour le coup de main”

  1. Nekkonezumi dit :

    A quelques heures près, on avait fait la même association de malfaiteurs…

  2. Laure dit :

    C’est pas que je tiens tellement à défendre le pape, en plus je m’en fous, mais juste par honnêteté intellectuelle, il a dit qu’on ne pouvait pas résoudre le problème SEULEMENT avec des préservatifs, ce qui peut se défendre. Son intervention en entier est considérablement moins débile que ce que les très nombreuses critiques rapides ont fait croire à la plupart des gens.

    « Benoît XVI – Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant’Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades… Je dirais qu’on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n’y met pas l’âme, si on n’aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d’augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l’un avec l’autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l’homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d’épreuve. Il me semble que c’est la juste réponse, et c’est ce que fait l’Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font. »

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